Lancer la vidéo

Concert

Larry Graham

Larry Graham

Enregistré à : Bataclan - Paris


Véritable légende de la guitare basse, qui joua avec Sly and the Familly Stone en 1969 sur la scène de Woodstock, inventeur du Slap, il fut par la suite le créateur du groupe fondateur Graham Central Station, puis dernier bassiste attitré de Prince

Tout public

Résumé

Le légendaire bassiste de Funk, Larry Graham est de retour sur scène pour un concert exceptionnel au Bataclan. Une bonne occasion de retrouver l’ex-musicien de Sly and The Family Stone dans ses œuvres.

À bientôt 65 ans, Larry Graham continue de marabouter le public avec des performances live extraordinaires, accompagné par son groupe Graham Central Station. Le bassiste virtuose, connu pour sa technique du slap (claquer en français), tout de blanc vêtu, panama vissé sur la tête, Larry Graham reprend sur scène l’ensemble de son répertoire, qui inclue notamment quelques classiques de Sly and The Family Stone, formation mythique dont il fut l’un des piliers durant cinq ans, de 1967 à 1972. Il fait montre de toute sa dextérité, toujours au service d’un groove classieux et funky.

Larry Graham est un enfant de la balle, fils de musicien, élevé par sa grand-mère à Oakland, il voit ses parents musiciens courir le cachet. Il commence par jouer de la guitare et intègre le trio de sa mère chanteuse, assurant les parties de guitare avec ses mains et les basses des pieds, en appuyant sur des pédales d’orgue. Quand le batteur quitte le groupe, Graham achète une basse bon marché et cherche une manière de tout faire à la fois : guitare, basse, batterie. D’instinct, il tambourine sur le manche pour en tirer percussions et mélodies. “Ça ne m’intéressait pas de jouer de la bonne manière, parce que dans ma tête, la basse, c’était du temporaire.” Doté d’un pouce en acier et d’une endurance herculéenne, il est vite repéré par un DJ local du nom de Sly Stone, et réinvente la façon de jouer de son instrument. Ceux qui l’imiteront ensuite appelleront cette technique pyrotechnique, le slap. Lui préfère dire que c’est une simple question de pouce et d’index, en prophète faussement modeste.

Il fait déjà nuit quand Sly and the Family Stone entrent sur scène à Woodstock en 1969, le groupe ne réalise pas l’ampleur de la foule. Les titres s’enchaînent, jusqu’au premier break. “Et là, un rugissement… le bruit que fait un demi-million de personnes, c’est indescriptible, ça change ta vie. Tu te sens plus fort que jamais.” Tellement fort que le bassiste se fait un nouvel admirateur : Jimi Hendrix, qui lui propose un “boeuf”. Et plus si affinités. Possessif et parano, Sly met le holà. “Longtemps, je me suis demandé ce que ça aurait donné. Puis j’ai rencontré Prince, et j’ai su.“ En 1995, alors que le pionnier du groove est doucement tombé dans l’oubli, Prince s’enflamme dans un Wembley blindé : “Larry Graham, béni soit ton nom !” L’année suivante, les deux musiciens jouent le même jour à Nashville. Graham dans une petite salle, Prince dans un stade. Il fait passer au vétéran une invitation à venir “jammer” dans l’un de ses fameux “afters”. Le soir même, Prince lui demande d’assurer ses premières parties. Prince relance ainsi la carrière du roi du slap, dont le dernier tube remontait à 1980!

Découvrez avec nous la diversité de toutes les scènes tout en contribuant à un modèle éthique de rémunération des ayants-droit