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Danse

Opus 14

Accrorap

Enregistré à : Théâtre de Chaillot - Paris le 2015-12-18


Opus 14, quatorzième spectacle du chorégraphe Kader Attou offre une pièce époustouflante par le talent des seize danseurs réunis.

Tout public

Résumé

« Opus 14, ce n’est pas pour 2014 ni pour célébrer un centenaire important, c’est parce qu’il s’agit de ma 14e création » explique Kader Attou. Et pourtant, Opus 14 fera certainement date comme l’une des pièces charnières de l’histoire du Hip-hop français de création.

Le chorégraphe fait le bilan de ce parcours et précise : «_J’ai jeté un coup d’oeil rétrospectif et je me suis demandé d’où c’était part_i». Une introspection qui prend la forme d’une pièce, Opus 14. Le spectacle réunit seize danseurs pour offrir un Hip-hop spectaculaire, sans narration, mais une danse sous sa forme brute.

La pièce commence par la violence, l’urgence, le déchaînement du corps qui, empli d’une rage certaine, éprouve le besoin de protester contre la case dans laquelle il est enfermé : la lumière crée des espaces très délimités, cloisonnant le monde et les hommes. L’homme est en guerre, mais, contrairement au siècle précédent, en guerre contre la machine, en guerre contre le système et encore plus en guerre contre lui-même. Le Hip-hop, c’est un peu de la GRS pour garçons. Surtout quand le décor est une toile peinte façon papier-peint des 70’s.

Heureusement, la brutalité du mouvement, le temps de maturation de la création et les choix dramaturgiques dévient ce spectacle de ses écueils pour en faire une pièce forte, démonstrative et rugueuse d’une société en déliquescence. Des grands ensembles au solo, la danse est extrêmement performative, interprétée au cordeau par des danseurs d’exception.

Kader Attou et la compagnie Accrorap

Du collectif d’artistes des débuts à l’émergence de chorégraphes singuliers, le travail de Kader Attou se caractérise par une grande ouverture : ouverture au monde grâce à des voyages conçus comme autant de moments de partage, ouverture vers d’autres formes artistiques, vers d’autres courants.

Dès 1989, dans la fièvre de la découverte de la breakdance et avec les premiers spectacles d’Accrorap, naît le désir d’approfondir la question du sens et de développer une démarche artistique.

Athina, en 1994, marque les grands débuts d’Accrorap sur la scène de la Biennale de la danse de Lyon.

Kelkemo, créée en 1996, hommage aux enfants de réfugiés bosniaques et croates, est le fruit d’une expérience très forte dans des camps à Zagreb en 1994 et 1995.

_Prière pour un fou_ (1999), pièce charnière de son univers chorégraphique, il tente de renouer le dialogue que le drame algérien rend à cette période de plus en plus douloureusement improbable.

Anokha (2000), au croisement du Hip-hop et de la danse indienne, de l’Orient et de l’Occident. Kader Attou se donne la liberté d’inventer une danse riche et humaine. Cette pièce donne à la danse Hip-hop une dimension spirituelle.

_Pourquoi pas_ (2002), aborde un univers fait de poésie et de légèreté, et est composée de saynètes où se côtoient performance, émotion, musicalité.

_Douar _(2003), conçu dans le cadre de l’année de l’Algérie en France, interroge les problématiques de l’exil, de l’ennui, écho des préoccupations de la jeunesse des quartiers de France et d’Algérie.

_Les corps étrangers_ (2006), projet international – France, Inde, Brésil, Algérie, Côte d’Ivoire – évoque la condition humaine et cherche les points de rencontres possibles entre cultures et esthétiques, pour construire avec la danse un espace de dialogue qui puisse questionner l’avenir.

Petites histoires.com (2008) obtient un succès critique et public et raconte une France populaire, avec de la simplicité, de la légèreté, tout en gardant un propos engagé et sensible. Au mois de septembre de la même année, Kader Attou est nommé Directeur du Centre Chorégraphique National de La Rochelle / Poitou-Charentes, devenant ainsi le premier chorégraphe Hip-hop nommé à la tête d’un telle institution.

_Trio (?)_ (2010) renoue avec l’univers du cirque, tout en légèreté et poésie.

_Symfonia Piésni Załosnych_ (2010) s’attache à l’intégralité de la Symphonie n°3 dite des Chants plaintifs, du grand compositeur polonais Henryk Mikołaj Górecki. Cette création en explore l’ensemble des aspects compositionnels et sensibles, se laisse transporter par la voix, traverser par la force mélodique et s’unit au message d’espoir.

_The Roots_ est une aventure humaine, un voyage, un grand plongeon dans son univers poétique. Onze danseurs Hip-hop d’excellence en sont les interprètes, ils créent un groupe en totale symbiose.

Un break à Mozart (2014,) né de la rencontre du CCN de La Rochelle et de l’Orchestre des Champs-Élysées, se pose en véritable dialogue entre danse d’aujourd’hui et musique des Lumières avec comme œuvre musicale directrice : le _Requiem_ de Mozart.

_OPUS 14_ (2014) pour seize danseurs, hommes et femmes, qui allient puissance, altérité, engagement, poétique des corps en une pièce fondamentalement Hip-hop.

_Un break à Mozart 1.1_– nouvelle création de Kader Attou pour 11 danseurs et 10 musiciens de l’Orchestre des Champs-Élysées – est donnée en première en 5 novembre 2016 à La Coursive Scène Nationale de La Rochelle dans le cadre de Shake La Rochelle! première édition du Festival Hip-hop du CCN.

Allegria, sa dernière création pour 8 danseurs est présentée en première à La Coursive. Avec Allegria, l’idée initiale pour Kader Attou est « _de chercher la poésie partout où elle se trouve, dans les corps des danseurs, dans le burlesque mais aussi dans la violence du monde. J’aime raconter avec légèreté ce qui se passe de grave dans le monde_ ».

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