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Opéra

Les Brigands

Macha Makeïeff et Jérôme Deschamps

Enregistré à : Opéra comique - Paris


De retour à Paris après 18 ans d’absence, Les Brigands d'Offenbach mis en scène par Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff s’empare de la Salle Favart

Tout public

Résumé

Les Brigands sont de retour à Paris après 18 ans d’absence, mis en scène par Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff à l’Opéra Comique, après une première version à l’Opéra Bastille en 1993.

La salle Favart et son décorum sert sans doute bien mieux le travail réalisé par le couple Deschamps-Makeïeff que sa version originale. Leur vision primaire de l’opéra-bouffe d’Offenbach est simplement le meilleur choix qui puisse être fait. Le spectacle très efficace garde une fraicheur que l’on ne soupçonnait plus et la suite de gags qui l’émaille, enchante le public.

Argument

Acte I : Paysage à la Salvator Rosa.

Falsacappa, chef de brigands, déguisé en ermite, amène dans son repaire quelques paysannes. Mais cela ne suffit pas à sa troupe de voleurs qui trouve que le brigandage ne rapporte pas suffisamment. Fiorella offre à son père Falsacappa, dont c’est la fête, un portrait d’elle. Les brigands viennent interrompre ce moment familial en amenant Fragoletto, un jeune fermier que Falsacappa a vandalisé la semaine précédente, et qui vient pour se faire enrôler dans la bande. Il vient aussi pour retrouver la belle Fiorella qu’il n’a pas quittée des yeux pendant le cambriolage et qu’il demande en mariage. Falsacappa accepte sa candidature s’il réussit son premier coup de brigand. Alors que l’ensemble des brigands les accompagne, un jeune prince, le duc de Mantoue, perdu dans la montagne, rencontre Fiorella. Devant son charme, elle l’invite à fuir au plus vite pour ne pas tomber dans les mains de son père et de la bande. Fragoletto revient de sa chasse ayant capturé un « courrier de cabinet » transportant le portrait de la princesse Grenade qu’il doit apporter au prince de Mantoue, son futur époux. Ce portrait est accompagné d’une dépêche qui signale que la cour de Mantoue doit trois millions à la cour de Grenade et qu’ils « seront remis à la personne qui accompagnera la princesse ». Falsacappa a un plan : sa bande va prendre la place de la cour espagnole. Sa fille prendra la place de la princesse de Grenade, et ils iront récupérer les trois millions à la cour de Grenade. Il relâche le courrier après avoir échangé le portrait de la princesse avec cellui de sa fille Fiorella. Fragoletto est reçu en tant que deuxième bras droit de Falsacappa lors d’une cérémonie interrompue par le passage de carabiniers dont le « bruit de bottes » permet aux brigands de se cacher avant de reprendre leurs festivités.

Acte II : Devant une auberge à la frontière entre l’Espagne et l’Italie.

Pipo, l’aubergiste, et ses marmitons attendent leurs clients. Les brigands déguisés en mendiants les capturent et les enferment dans la cave de l’auberge. Fiorella accepte de prendre part au plan de son père, en échange de son mariage avec Fragoletto. Les brigands se déguisent en marmitons pour accueillir l’ambassade de Mantoue, composée du baron de Compotasso, du Capitaine des Carabiniers et de ses hommes. Ils sont, eux aussi, enfermés dans la cave de l’auberge : Falsacappa prend le costume du capitaine des carabiniers, tandis que Pietro prend celui du baron de Compotasso. L’ambassade de Grenade arrive, composée du comte de Gloria-Cassis, de la princesse de Grenade, de son précepteur, et d’Adolphe de Valladolid, son page. Ils sont eux aussi enfermés dans l’auberge. Alors que les brigands, déguisés avec les vêtements de la cour de Grenade, s’apprêtent à partir vers Mantoue, Pipo parvient à lancer l’alerte. La cour de Grenade s’affole et pense être sauvée par les carabiniers, mais ceux-ci sortent de la cave… saouls !

Acte III : Chez le duc de Mantoue.

Le prince dit adieu à ses dames d’honneur, car il est obligé par la raison d’État de se marier. Il demande à son caissier de régler quelques notes de ces dames et de préparer les trois millions dûs à la cour de Grenade. Le caissier ne réplique pas, mais il ne reste plus que 1.283 francs et 25 centimes dans sa caisse – le reste, il l’a dépensé avec des femmes. La cour de Mantoue accueille les brigands qui ont pris les apparences de l’équipe de l’ambassade de Grenade. Falsacappa, qui joue le rôle du comte de Gloria-Cassis, demande au caissier les trois millions. Ce dernier espère lui faire acheter son silence par un billet de 1.000 francs, mais Falsacappa réclame le reste. Voyant qu’il a affaire à un homme honnête, le caissier lui annonce qu’il ne peut le payer. Devant le bruit de la colère de Falsacappa, la cour arrive, un huissier annonce alors une « seconde ambassade de Grenade ». Les brigands sont démasqués, mais Fiorella obtient le pardon du prince dont elle a sauvé la vie auparavant. Le prince ordonne l’amnistie, Gloria-Cassis se satisfait du billet de 1.000 francs qu’il gardera pour lui. Quant aux brigands, ils décident de devenir d’honnêtes gens pour ne plus frissonner «en entendant les bottes des carabiniers!».

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