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Opéra

Les surprises de l'amour

Les Folies Françoises

Enregistré à : Théâtre de Suresnes - Suresnes


Les chanteurs de l'atelier Lyrique de l'Opéra de Paris et l'ensemble baroque de renom les "Folies françoises" proposent une lecture enthousiasmante de l'opéra-ballet de Jean Philippe Rameau

Tout public

Résumé

L’opéra-ballet de Rameau Les Surprises de l’Amour fut présenté pour la première fois devant le roi sur le Théâtre des Petits Appartements à Versailles le 27 novembre 1748. Cette création audiovisuelle propose de rendre hommage au compositeur avec la participation des « Folies françoises », un ensemble devenu incontournable sur la scène baroque.

Au XVIIIe siècle, il était fréquent d’entendre des extraits d’opéras en effectif réduit et ce, aussi bien à la ville qu’à la Cour. Entre 1725 et 1765, l’épouse de Louis XV, Marie Leczinska, se fit ainsi donner deux fois par semaine des concerts où la Musique de la Chambre jouait des tragédies et des opéras-ballets découpés deux actes par deux actes : il fallait donc deux ou trois séances pour entendre un ouvrage en entier. Rameau vint y diriger lui- même Hippolyte et Aricie en 1734 et Castor et Pollux en 1738. Plus tard, au début des années 1750, la Dauphine Marie-Josèphe de Saxe voulut découvrir dans les mêmes conditions Les Indes galantes, Dardanus, Zoroastre ou Les Fêtes de l’Hymen et de l’Amour.

Les opéras-ballets de Rameau, ou « ballets héroïques » étaient intrinsèquement construits de manière à permettre cette fragmentation. Chaque acte, ou entrée, proposait une intrigue autonome. Ces « actes de ballet », aussi appelés « petits opéras », caractérisèrent la seconde moitié du règne de Louis XV. Dans les années 1740, on prit l’habitude de jouer ces entrées de manière autonome en les regroupant sous la forme de « fragments » sans cohérence ni de style, ni de sujet. Les auteurs composèrent parfois directement des actes de ballet, dont la brièveté s’accordait bien aux spectacles d’été, plus courts.

Autant que Rebel, Francœur, Mondonville ou Dauvergne, Rameau sacrifia à cette mode, notamment avec Pygmalion (1748), La Guirlande (1751) ou Anacréon (1754). Après les années 1750, on prit l’habitude de détacher certains actes de ballets héroïques de Rameau pour les représenter seuls ou dans le cadre de fragments : « Les Sauvages » et « Les Incas » des Indes galantes, « La Danse » des Fêtes d’Hébé ou « Aruéris » des Fêtes de l’Hymen et de L’Amour connurent, sous cette forme, une destinée particulièrement brillante.

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